« La séance est ouverte » : 1957 la ratification du Traité de Rome

Signature du Traité de Rome. Le 25 mars 1957, au Capitole, à Rome.  Les ministres des "six" signent les traités instituant la CEE et la Communauté Européenne de l'Energie atomique
Signature du Traité de Rome. Le 25 mars 1957, au Capitole, à Rome. Les ministres des "six" signent les traités instituant la CEE et la Communauté Européenne de l'Energie atomique © AFP

A Rome se tient ce 25 mars un sommet, soixante ans précisément après la signature du Traité de Rome, est-ce la dernière fois que les européens célèbrent l’anniversaire de ce texte fondateur ? La construction de l’Europe avait commencé à six par un accord sectoriel concernant le fer et l’acier (la CECA), puis on avait tenté de bâtir une Europe de la défense face à l’URSS, la CED (communauté européenne de défense), elle échoue en 1954. Deux ans plus tard, il a fallu assister impuissant à l’occupation de la Hongrie par l’Armée Rouge, venue réprimer la Révolution de Budapest. L’expédition britannique contre la nationalisation du Canal de Suez échoue aussi ; les Américains n’en voulaient pas, il était impossible de se passer de leur aval.

L’idée pour donner à l’Europe la place qu’elle mérite impose donc de passer par la voie économique. Les trois petits pays du Benelux jouent le premier rôle dans le choix de ce marché commun que le gouvernement français du socialiste Guy Mollet finit par rejoindre. Le traité de Rome, pour nous, est négocié par le secrétaire d’état, Maurice Faure ; il prévoit la création d’un conseil des ministres décisionnaire, d’une commission chargée de la vision globale, le tout à Bruxelles, d’une assemblée parlementaire dont le siège sera à Strasbourg et d’une cour de justice, enfin, à Luxembourg.

Dans le débat de ratification qui suit, en juillet 1957, les communistes se montrent toujours aussi anti-européens qu’à l’habitude, les gaullistes sont également hostiles, Pierre Mendès-France exprime de vives réserves, invoquant les risques de la précipitation et le manque de contrôle démocratique.

avec Les comédiens du français : Michel Favory, Bruno Raffaelli, Stéphane Varupenne, Benjamin Lavernhe, Sébastien Pouderoux et Christophe Montenez.

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