Cet album, « La terre promise », s’avère un des plus riches en références, en citations livrées par sauts et gambades. C’est une vraie Bible de Lucky Luke.

Détail couverture de Lucky Luke
Détail couverture de Lucky Luke © Jul / Achdé Dargaud

"Si c’était à refaire, disait Morris qui créa le personnage, je le ferais encore plus décalé."

Mais voilà, la piste du succès étant ce qu’elle est, on ne peut pas changer d’équipage comme ça, en cours de route. D’ailleurs, en 2001, au passage de relais après la mort de Morris, le dessinateur Achbé a repris les rênes d’une main sûre. Pas question par exemple, comme pour Alix, après la disparition de Jacques Martin, de laisser Lucky Luke prendre de l’âge. Il aurait plutôt tendance à perdre du poids. Pour soulager Jolly Jumper sans doute.

Si le cow-boy demeure impavide et intrépide, en revanche, il reste aux scénaristes la possibilité de lui ménager les situations les plus diverses. Jul, dans l’album de son soixante-dixième anniversaire, lui fait même retrouver son rôle de gardien de troupeau ! Puis il accueille à Saint-Louis les Stern, venus tout droit du Yiddishland et désireux d’aller vers l’Ouest. Hommage indirect à Goscinny dont une partie de la famille avait quitté la Pologne. Lucky Luke avait déjà rencontré, et très tôt, nombre de Chinois et même, grâce à un coup de pouce d’une compagnie pétrolière, un cheikh arabe mais on n’avait encore jamais vu dans ses albums "le peuple du livre" aller vers "le peuple du colt".

« Comment sont ces juifs ? » demandent les badauds à l’arrivée du vapeur ? « Ils ressemblent à des Amish mais ils sont très cultivés », leur est-il répondu. Effectivement, cet album, La Terre Promise, s’avère un des plus riches en références, en citations livrées par sauts et gambades. C’est une vraie bible de Lucky Luke. Il est vrai qu’on la doit à un scénariste qui a fait de longues études chinoises.

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