Depuis longtemps, les textes et les représentations issus de l’Antiquité nous en ont appris beaucoup sur les sacrifices, leur déroulement, leur apparat, leur signification en somme.

La réplique de la Grotte Chauvet
La réplique de la Grotte Chauvet © Maxppp / MICHAEL ESDOURRUBAILH

Depuis longtemps, les textes et les représentations issus de l’Antiquité nous en ont appris beaucoup sur les sacrifices, leur déroulement, leur apparat, leur signification en somme.

Mais c’est maintenant l’archéologie qui nous renseigne le plus précisément depuis qu’elle s’est dotée de techniques très pointues qui permettent de faire parler ce qui était enfoui sous terre : les lames et des couteaux des hommes, les os des animaux, restes pauvres d’apparence mais riches d’informations… 

L’habitude était d’interroger le pourquoi de la chose

Mais il y  a aussi le comment. Comment était porté le coup fatal ? Dans quelle succession de séquences, dans quel mode opératoire s’inscrivait-il précisément ? Et dès lors qu’est privilégiée cette question, l’abattage va être vu autrement. Comme une combinaison de processus techniques, confiés à des spécialistes du coup fatal et qui s’achèvent à la boucherie - car le but final n’est pas tant de répondre aux exigences des dieux qu’à celles des hommes. 

Simplement, les hommes mangeant du sociable, ils ont toujours éprouvé le besoin d’entourer de significations des mises à mort dont la justification est à chercher d’abord dans leurs appétits.

Programmation musicale : "Isaac § Abraham" de Joan Baez

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