Quand Saddam Hussein croyant n'avoir déclenché en 1980 qu'une guerre de trente jours, finit par l'emporter, mais au bout de cent mois, il se fait représenter harnaché en Nabuchodonosor, grimpé sur un char et repoussant le lion persan. En réalité, il n'a remporté qu'une victoire à la Pyrrhus.

Soldats iraniens durant la guerre Iran-Irak - Novembre 1982
Soldats iraniens durant la guerre Iran-Irak - Novembre 1982 © domaine public

Bien qu'il ait été plus économe de la vie de ses soldats que les mollahs, il a disposé de beaucoup de richesses et d'hommes qui auraient été plus utiles ailleurs et, au bout de huit ans, il se retrouve fort démuni. Mais les représentations peuvent avoir plus d'importance que les faits. Il est maintenant persuadé d'être devenu un grand stratège et les puissances mondiales, pense-t-il, sont trop timorées et versatiles pour l'empêcher de tenir le premier rôle dans la région.

En réalité, le conflit que déclenche Saddam en 1980 en appelle d'autres, qu'il les souhaite ou pas: c'est la première des guerres du Golfe à l'issue desquelles il sera éliminé.

Et s'il y a une leçon à tirer pour les négociations qui commencent avec l'Iran d'aujourd'hui, c'est que le régime des mollahs saura demain comme hier faire face à plus puissant que lui. On ne s'attaque pas à lui à la légère, sur un coup de poker.

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