Clemenceau le Père la Victoire, enterré avec deux bouquets donnés par des poilus, Clemenceau le dreyfusard qui, président du Conseil en 1908, transfère Zola au Panthéon, Clemenceau l’anticolonialiste qui assène à Ferry qu’il n’y a pas de races supérieures et inférieures…

Georges Clemenceau par Cecilia Beaux - 1920
Georges Clemenceau par Cecilia Beaux - 1920 © cc

Les légendes faisaient lentement leur chemin et elles venaient d’un fond de vérité. Aujourd’hui, les « histoires » et les « narrations » qui corsètent chaque homme politique sont bien moins démocratiques : elles sortent tout armées du front des communicants et sont commentées à l’infini par les journalistes devant un public invité à applaudir la mise en scène.

Aujourd’hui la fabrication de toutes pièces des images politiques encourage la propension contemporaine à l’insoumission. En revanche, un personnage comme Clemenceau gagne en légitimité. Il est énergétique. On s’y recharge comme à une batterie.

Cela ne tient pas seulement au centenaire de la Grande guerre. Nous nous reconnaissons en lui parce qu’il ne croit pas aux grands hommes ! « Le véritable grand homme, dit-il, c’est peut-être celui qui ne fit jamais parler de lui ». La France républicaine s’incarne d’abord dans le soldat inconnu. Celui qui n’a fait l’objet d’aucune « story telling », celui, renchérit Clemenceau, qui n’a pas d’histoire, et c’est le plus beau de son aventure. Celui qui met la plus haute fortune de l’homme au-dessus de la vaine gloire et n’attend pas même le bruit d’un nom ».

Les liens

Exposition Clemenceau et les artistes modernes à l'Historial de Vendée

Exposition Clemenceau et l'Asie à l'Historial de Vendée

Musée Clemenceau

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