Né en 1884 dans une famille de paysans et de cordonniers à Bar-sur-Aube, il était au départ un simple employé de l’administration des Postes.

Gaston Bachelard
Gaston Bachelard © Getty

« Ma vie, cela n’a pas été l’abbaye de Thélème », notait-il en passant. Et c’était à peu près tout.

En revanche, il évoquait volontiers les soirées et les nuits de travail dans de petites chambres, sous la lampe.

Né en 1884 dans une famille de paysans et de cordonniers à Bar-sur-Aube, il était au départ un simple employé surnuméraire de l’administration des Postes. « Mais, ajoutait-il, je suis un homme qui a lu. » A force d’études, il décroche avant la Grande Guerre une licence de mathématiques et après, tour à tour, un doctorat-es-lettres, une agrégation de philosophie, un doctorat d’histoire des sciences. Il est revenu à Bar-sur-Aube comme professeur mais, muni dorénavant de tant de parchemins, il lui a fallu quitter la petite ville. Ce fut un arrachement, pour lui et pour ses élèves qui gardent le souvenir émerveillé d’un enseigneur enseigné qui faisait cours sur la colline ou la prairie. Socrate à Bar...

Gaston est élu à l’Université de Dijon puis à la Sorbonne en 1940. Il publie une douzaine de livres de philosophie des sciences mais bientôt autant consacrés à la poétique. Se laissant guider par l’enfance, il se met de plus en plus à l’école de l’imagination…

Raphael Krafft avait rencontré il y a une dizaine d’années un de ses étudiants, Hubert Saget, lui-même devenu professeur d’université et élu local d’un canton voisin de Bar. Le docteur Saget pratiquait pareillement un style philosophique rural du genre : « J’aimerais mieux manquer une leçon de philosophie que de manquer mon feu du matin. »

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