"Articles veritables sur les horribles / grands et importants abus de la messe papale" de F.A. Marcourt - 1534
"Articles veritables sur les horribles / grands et importants abus de la messe papale" de F.A. Marcourt - 1534 © cc / BNF

A son sacre à Reims, le roi a promis de maintenir la paix au peuple chrétien et de s’engager dans la poursuite des hérésies telles qu’elles sont désignées par Rome.

Souverain très chrétien de par son héritage et très pieux de par son tempérament, François Ier entend respecter cette promesse.

Cependant, il est sensible à tout un courant évangélique qui en appelle au retour aux sources de l’Ecriture et à la clarification des rites. Une Re-naissance de l’Eglise inscrite dans le cadre du royaume pourrait séduire François Ier, au même titre que la Re-naissance des arts et des lettres qu’il promeut

Mais en France, la monarchie est fondée sur une mystique de la concorde et de l’unité. Le roi peut faire alliance contre Charles-Quint avec les princes allemands qui ont choisi Luther mais il ne peut tolérer chez lui une atomisation religieuse semblable à celle qui s’installe chez eux.

C’est la vingtième année de son règne que la rupture se fait. En 1547, à la mort du roi, rien n’est joué cependant. La répression royale sur les réformateurs s’exerce de plus en plus fortement mais les prédicateurs de toutes tendances se disputent encore les mêmes lieux de culte. Calvin, installé à Genève, n’en est pas encore à réclamer des églises séparées. Le pire n’est pas encore sûr, les guerres de religion peuvent être évitées.

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