Médecin vaccinant un jeune enfant tenu par sa mère - par Louis-Léopold Boilly - 1807
Médecin vaccinant un jeune enfant tenu par sa mère - par Louis-Léopold Boilly - 1807 © cc / Wellcome Images
Longtemps, l’aventure de la vaccination apparaissait comme une des facettes du récit national. Le pugnace Pasteur, dans les années suivant la défaite de 1870, avait contribué à relever la fierté française. Et de son Institut qui garde un statut de fondation sans but lucratif, le monde attend toujours qu’il donne le branle dans la recherche. Mais on ne peut plus parler aujourd’hui de la vaccination au superlatif. Dans des domaines très importants et très attendus, du paludisme au sida, elle n’a pas abouti à des résultats probants. Et, dans le pays de Pasteur, elle est en butte à un discours de défiance voire d’hostilité qui se fait de plus en plus entendre. Chacun a eu vent des questions qui se répandent. Pourquoi tant de propositions de vaccins au-delà des obligations classiques ? Pourquoi des vaccins à ce point coûteux et si polyvalents alors que le bon vieux vaccin trivalent pourrait suffire ? Pourquoi ce type d’ adjuvant dans la composition et quels risques d’effets secondaires ? Etc. L’affaire est autrement complexe, si c’est possible, que Notre-Dame- des- Landes : on ne va pas organiser un référendum ! Mais la puissance publique ne peut plus s’avancer seule et dire : ce calendrier vaccinal, c’est mon choix et il sera une obligation. Elle le souhaite sans doute encore.
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