« Le maquila, ce bâton ferré propres aux basques, à la main, nous sommes sur le chemin de la victoire »…

« Le maquila, ce bâton ferré propres aux basques, à la main, nous sommes sur le chemin de la victoire »… Le mouvement basque a eu d’abord l’intelligence de découpler le culturel et le politique. Dans le domaine culturel, il a gagné des points décisifs, réussissant peut-être à « inverser la courbe » du déclin de la langue. Dans le domaine politique, en revanche, l’asymétrie avec le « Pays basque espagnol », le « Pays basque Sud », était à la fois un levier et un handicap. Les militants de l’ETA trouvant refuge et soutien de ce côté des Pyrénées, les gouvernements français successifs en ont tiré argument pour refuser la création d’un département propre qui se serait séparé des Pyrénées-Atlantiques et aurait pu devenir une collectivité territoriale à statut particulier, comme en Corse. Sur l’autre versant des Pyrénées, une Communauté autonome existe pourtant depuis 1979.

La revendication basque qui dépasse les formes partisanes ou qui, plutôt, traverse toutes les forces politiques a donc guetté d’autres opportunités. Lorsque, tout récemment, le gouvernement a encouragé le regroupement des intercommunalités, elle s’est glissée dans la faille. Dix intercommunalité » se partageaient le Pays basque. L’occasion devait en être saisie de n’en faire qu’une.

Biarritz et Anglet étaient contre, nombre de petites communes craignaient la dilution et l’harmonisation fiscale qui s’ensuivraient. Les missi dominici du mouvement ont pris leur maquila et ont fait le tour des popotes. Et maintenant, c’est chose faite : a Communauté d’agglomération Pays basque vient de naître qui, au-delà du culturel, aura des compétences en matière d’économie, de transports, de tourisme, d’aménagement du territoire. Elle élit ce jour son président. Il est fort à parier qu’on l’appellera vite, comme son symétrique de l’autre côté des Pyrénées, le lehendakari.

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