Il est loin le temps où les bourses spécialisées – la laine, le thé etc. caractérisaient encore le quotidien de la City...

Il est loin le temps où les bourses spécialisées – la laine, le thé etc… caractérisaient encore le quotidien de la City. Au lendemain de la Seconde Guerre, elle avait comme tâche prioritaire le financement de la reconstruction et de l’économie de la zone sterling. Aujourd’hui, son arrière-pays, c’est le monde entier, en tout cas le monde non américain, dont elle accélère et assouplit les types de transactions financières les plus acrobatiques grâce à l’agilité de ses employés aux multiples talents.

Demeure donc constamment chez elle le souci d’attirer les capitaux en abaissant le plus possible les taxes. Depuis la fin des années 50, pendant un demi-siècle, les réglementations qu’elle présentait comme des corsets ont progressivement glissé. Jusqu’au choc de la crise de 2008 qui a montré combien les banques s’étaient surexposées. Une série de scandales a suivi : la City, lieu de l’argent rapide, a soudain été présentée comme capitale de l’argent sale. Et maintenant, c’est un possible Brexit qui l’irrite.

L’inscription de la City dans une cité globale de 8 millions et demi d’habitants doit aussi être reconsidérée. Elle a créé de nouvelles zones d’affaires, elle jette vers le haut ses gratte-ciels. Sa responsabilité est grande dans l’augmentation vertigineuse des prix de l’immobilier, trois fois supérieurs à ceux de Paris. L’infirmière puis le médecin, l’instituteur puis le professeur ont les plus grandes difficultés à se loger dans les quartiers sur lesquels ses employés ont jeté leur dévolu. Mais voici que ceux-ci sont moins nombreux depuis la crise, encore 300.000 environ, et un éventuel Brexit pourrait en faire repartir d’autres vers le continent où il faudrait relocaliser certaines activités liées au marché financier européen.

Pour la City, est venu le temps des trous d’air.

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