"M. Haussmann et Mlle Lutèce" - couverture du journal illustré "Paris-Comique" du 15/01/1870
"M. Haussmann et Mlle Lutèce" - couverture du journal illustré "Paris-Comique" du 15/01/1870 © domaine public / Brown University Library

Régulièrement, La marche de l'histoire reconstitue, au Théâtre du Vieux-Colombier, des débats parlementaires marquants, "interprétés" par des comédiens du Français. Aujourd'hui les débats sur les travaux du baron Haussmann à Paris sous le Second Empire.

La séance est ouverte. Les grands moments du Palais Bourbon comme si vous y étiez, mais depuis le théâtre du Vieux Colombier, où nous accueille la Comédie Française. L’idée est de reconstituer des séances importantes de la vie parlementaire, avec dans le rôle des députés, des comédiens du Français. Aujourd’hui, nous sommes sous le Second Empire, c’est une époque malheureuse pour les libertés publiques. L’Assemblée Nationale n’est plus que le corps législatif, le Palais Bourbon, dit Montalembert, n’est plus qu’une cave sans jour et sans air, la tribune a été supprimée. Cette tribune, dont Victor Hugo dorénavant en exil disait qu’elle était l’enclume où se forgeaient les idées nouvelles. Les parlementaires sont réduits à la portion congrue, et ils parlent seulement de leur siège. Mais le temps a passé depuis le corps d’état : nous sommes maintenant treize ans après le début du Second Empire, en 1865, à un moment où le régime commence à basculer. Les électeurs se dégagent du carcan du système de la candidature officielle. Ainsi, ils ont élu à Paris Ernest Picard, qui, non content de critiquer l’urbanisation d’Haussmann, commence à demander l’élection du maire de Paris. Rien que cela ! Il faudra attendre la présidence de Valéry Giscard d’Estaing pour l’obtenir.

Evénement(s) lié(s)

Deux grandes séances parlementaires reconstituées par la Comédie Française

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Théâtre du Vieux-Colombier En 1913, Jacques Copeau arpente la Rive gauche à la recherche d’un lieu pour y ancrer ses ambitions théâtrales. Il se fixe au 21 rue du Vieux-Colombier, loin des grands boulevards où fleurissent d’abondants et bruyants théâtres qui ressemblent le plus souvent à de vastes salons bourgeois. Avec une rigueur ascétique, Copeau ouvre cet espace « contre toutes les lâchetés du théâtre mercantile ». Un vent d’enthousiasme souffle, interrompu par la guerre de 1914, mais l’onde de choc est lancée et marque profondément l’aventure théâtrale moderne. Refus du décor, de la machinerie, de l’accessoire afin de privilégier l’oeuvre et l’auteur. Jacques Copeau pousse plus loin que quiconque l’esthétique du plateau nu. Appelé par ses contemporains « le patron », il est l’âme de ce théâtre.

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