Roger Frison-Roche en 1960
Roger Frison-Roche en 1960 © MaxPPP / AGI pour Le Dauphiné

Il avait été une figure de Chamonix dans les années trente. Il le redevient, autrement, à son retour dans la vallée, à partir de la deuxième moitié des années cinquante. C’est une époque bénie pour l’alpinisme : les « premières » sont moisson, l’Everest est vaincu, les héros à qui s’identifier sont nombreux

Parmi eux, Frison-Roche se distingue. Dès l’avant-guerre, il est connu. Son Premier de cordée , un livre en 1941, un film en 1943, est un « long-seller ». C’est un conférencier aussi infatigable que demandé. Qui racontera l’importance des campagnes de Connaissance du Monde dans les provinces ? Projection d’un film, intervention de Frison ou aussi bien de Tazieff, Samivel, Paul-Émile Victor, dîner à la préfecture et tournée des grands ducs dans les bars…

Et surtout, Frison écrit des romans. Et cherche ses modèles très haut : son auteur fétiche est le grand écrivain vaudois Ramuz, l’auteur de La Beauté sur la Terre . Frison veut sortir le roman de montagne du roman de genre. Mais il traite aussi du désert et dès son premier livre, L’Appel du Hoggar . Le défi, ici, est de sortir le roman saharien du style colonial :La Piste oubliée lui paraît être sa meilleure réussite dans le domaine.

« Entre deux routes, il faut toujours choisir la plus difficile », disait-il. Il a toujours voulu persuader ses lecteurs que les bons sentiments peuvent faire de bons bouquins. Et il y est parvenu puisque, après un moment d’oubli – il est mort en 1999 – Roger Frison-Roche commence à revenir en grâce aujourd’hui.

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