Si Rodin avait la réputation de parler peu et si les mots lui venaient mal, c’est que les mots demeurent impuissants.

Une sculpture et un portrait de l'artiste français Rodin (1840-1917) sont photographiés au musée Matisse du Cateau-Cambrésis le 12 mars 2011
Une sculpture et un portrait de l'artiste français Rodin (1840-1917) sont photographiés au musée Matisse du Cateau-Cambrésis le 12 mars 2011 © AFP / FRANCOIS LO PRESTI

Si Rodin avait la réputation de parler peu et si les mots lui venaient mal, c’est que les mots demeurent impuissants.

Si on ne retrouve pas dans son Balzac ou dans ses Bourgeois de Calais ce qu’on s’attend à y voir, c’est qu’une sculpture de Rodin ne ressemble à personne.

Si on peut difficilement dater le début et la fin de chacune de ses œuvres, c’est que Rodin bousculait la chronologie. Dans son atelier étaient disposés, ici, des figures de terre entourées de linges mouillés qui témoignaient d’un premier mouvement ; là, des moulages de plâtre qui rendaient compte d’un autre : autant de membra disjoncta, de pièces détachées qu’il greffait, assemblait, réarrangeait , se résolvant difficilement à ce qu’il y ait une fin.

Pour parler au plus près de l’onde de choc que faisaient se lever ses mains, il faut écrire depuis l’atelier du sculpteur. Ce que fait notre invité Maryline Desbiolles, qui vit dans l'arrière-pays niçois avec un sculpteur.

ALLER + LOIN : à l'occasion du centenaire de la disparition du sculpteur, le Grand Palais propose l'exposition "Rodin, le centenaire". L'occasion de (re)découvrir l'une de ses œuvres majeures : "Le Baiser"

Rodin. L'exposition du centenaire, au Grand Palais

Exposition Kiefer-Rodin, au musée Rodin

Voir aussi : le site consacré au centenaire de Rodin

A Nogent-sur-Seine : ouverture du premier musée dédié à Camille Claudel

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.