Pepi, Luci, Bom
Pepi, Luci, Bom © Anonyme / Anonyme

Dans les années 1960-1970, le franquisme avait déjà fait le choix de la modernisation économique. En 1975 la disparition du Caudillo, qui était sans dauphin mais laissait toute sa place au roi Juan Carlos, permettait enfin la transition politique. La réforme constitutionnelle et l'expérimentation démocratique se taillèrent difficilement leur chemin. Mais dans une atmosphère de crise économique qui provoquait le désenchantement et sous la menace des forces archaïques qui tentèrent même un coup d'état le 13 février 1981.

En revanche, la vie urbaine et la vie culturelle se transformèrent très vite. L'autarcie, la censure explosèrent, telles des bombes à retardement.

A Madrid, qui prenait soudain une dimension internationale, le rock avait ses scènes, la mode ses podiums, le cinéma sa figure de proue avec Almodovar. On nomma ce moment la movida.

On sentait qu'il était provisoire. La suite des évènements en Espagne a en effet prouvé qu'il fallait le vivre vite.

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