Il naît en 1923 entre Saint-Sulpice et la rue Garancière, la rue de la vieille maison Plon, la « veuve Garancière », disait Bernanos.

A Paris, les immeubles en pierre de taille et les meilleurs lycées, la grande maison de famille en Auvergne.

Survivants de Buchenwald rassemblés devant des barraquements le jour de la libération du camp en avril 1945
Survivants de Buchenwald rassemblés devant des barraquements le jour de la libération du camp en avril 1945 © domaine public / Colonel Parke O. Yingst

Mais un de ses aïeux a été un haut responsable de la Commune et , dans la vaste tribu familiale, il a choisi le camp minoritaire, celui de la France libre.

L’arrestation à la frontière espagnole en 1943 ne lui permet pas de rejoindre l’Afrique du Nord.

C’est dans un commando extérieur de Buchenwald qu’il devient officiellement majeur en novembre 1944 mais, ayant survécu un an au travail à la carrière du camp, il a déjà beaucoup grandi.

Au début des années 1950, une agent du consulat américain est tentée de lui refuser son visa : « A Buchenwald, il n’y avait que des communistes ? » Non. Philippe Richer n’était pas plus communiste à sa libération qu’à son arrivée. Mais il avait rencontré des Français dont il ne soupçonnait pas l’existence et, mêlé à des déportés d’un peu partout, était devenu internationaliste. D’ailleurs il sera diplomate - et ambassadeur au Nord Vietnam, quand le Sud deviendra communiste. En ambassade, il donnait peu de coquetèles.

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