Lyon concentre toujours 80 ou 90% de la production française. Sauf que celle-ci est plus faible que l'italienne, par exemple. De toute façon, l'Europe a perdu le contrôle de la soie. Celui-ci est revenu à l'Orient de ses origines - un Orient au sens étendu, bien au-delà de la Chine et à qui il faut adjoindre au moins un autre pays émergent, le Brésil.

Une fileuse de soie en Ardèche - vers 1900
Une fileuse de soie en Ardèche - vers 1900 © domaine public

Il reste que Lyon se rêve encore en capitale de la soie, au nom d'une longue histoire commencée au XVe. A la grande époque de l'industrialisation, au XIXe, une synthèse élaborée s'y est produite : culture du ver à soie dans le voisinage jusqu'aux Cévennes, production des ateliers du haut de la Croix Rousse, coordination en bas, commercialisation par les commissionnaires - deux tiers des ventes se faisaient à l'étranger au milieu du XIXe. La soie immobilisant beaucoup de capitaux, on vit même un de ses plus grands noms co-fonder le Crédit Lyonnais!

Et aujourd'hui, que reste-t-il à la soie de Lyon, en plus de la responsabilité d'entretenir le patrimoine? Un dernier ressort : la création !

Les liens

Le site du Musée Galliera

Le site Esmod

Le site Les chemins de la soie

Le site de l'université de la Mode de Lyon 2

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