(Emission exceptionnellement raccourcie en raison de l’actualité)

Hommes de la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad devant le half-track "Guadalajara n°2"
Hommes de la 9e compagnie du régiment de marche du Tchad devant le half-track "Guadalajara n°2" © cc

Dès l’été 1936, quelques-uns d’entre eux avaient déjà dû se replier en France. Leur ultime retraite leur fit franchir les Pyrénées dans le froid et la neige en janvier 1939, par centaines de milliers cette fois.

Ils avaient peu de raisons d’être reconnaissants à la Troisième République finissante de l’accueil qu’elle leur avait fait, de plus en plus parcimonieux voire franchement hostile.

Quand la France fut à son tour vaincue, ils se trouvèrent dans une situation plus difficile encore. Beaucoup s’engagèrent dans la Résistance : au début de 1944, ils étaient peut-être 10000, armés et prêts à l’action dans tout le pays ; ils jouèrent un rôle important, particulièrement le Sud-Ouest.

D’autres avaient rejoint, via l’Afrique du Nord, les Forces Françaises libres. Ils étaient peut-être 1500, c’est peu en apparence mais les forces Françaises libres n ’ont jamais été bien nombreuses et l’auraient été encore moins sans l’apport de volontaires venus du Sud de la Méditerranée. « C’est au Sud, oui, au Sud, que la France doit son salut », disait récemment le président de la République à Toulon.

C’est en tout cas une compagnie composée quasi exclusivement d’espagnols, passablement anarchistes, qui , en tête de la Deuxième D.B, parvint le premier à l’Hôtel de Ville de Paris le 24 et escorta de près le général de Gaulle sur les Champs-Élysées le 26. Pendant un court moment, une banderole aux couleurs républicaines espagnoles de 20 ou 30 mètres de long flotta sur le défilé. Elle fut vite repliée mais c’était une erreur des Français de penser que la libération de la France suffisait aux Espagnols. Ils avaient commencé le combat huit ans auparavant et ne rêvaient que de le poursuivre jusqu’en Espagne pour bouter dehors Franco. Cela ne leur fut pas donné.

►►► Aller + loin I Le Paris libéré d'août 1944 s'expose à l'Hôtel de ville

►►► Et aussi I La Libération de Paris par la visite des plaques commémoratives

Les liens

Le Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris - Musée Jean Moulin Le Mémorial-Musée retrace l'action de deux figures emblématiques de la Seconde Guerre mondiale, le général Leclerc, le Français libre et Jean Moulin, le chef de la Résistance intérieure. L'action de l'un et de l'autre a été mise en perspective dans un parcours périphérique expliquant pour le premier, le contexte extérieur de la Seconde Guerre mondiale sous trois aspects : les Forces Françaises Libres, les Alliés, l'Axe (c'est-à-dire les belligérants, Rome, Berlin, Tokyo) ; pour le second, en montrant le contexte intérieur de la France : les Résistances, Paris, Vichy et l'occupant.

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.