"La France voit le monde tel qu'il est et la Chine en est le pays le plus peuplé" , Ainsi parlait le général de Gaulle quand il reconnut le régime de Mao il y a près de quarante ans.

Auguste François, consul de France à Longzhou, et le général Su Yuanchun - 1898
Auguste François, consul de France à Longzhou, et le général Su Yuanchun - 1898 © domaine public

Il recommandait là comme ailleurs de tourner la page coloniale. Avec la Chine, ce n'est pas chose facile. Elle ne se vit pas comme la puissance émergente, elle est la puissance ré-émergente, elle retrouve le rang qu'elle a déjà eu dans l'histoire.

Au temps de l'Empire du Milieu, les Français n'ont jamais été très nombreux en Chine. Ils n'occupaient qu'un second ou troisième rôle dans les échanges économiques inégaux imposés par l'Occident. Ils se targuaient volontiers de défendre d'abord des intérêts religieux ou culturels. Cela n'empêche pas que les gouvernements chinois, assez vite, ont généralement jugé leurs interventions plus nuisibles qu'utiles. Au lendemain de la reconnaissance de 1964, la France, il est vrai, avait repris du poids. Mais aujourd'hui, la Chine la regarde comme une puissance secondaire.

Décidément, les plateaux de la balance semblent ne s'équilibrer jamais entre "deux civilisations si éloignées, disait Claudel, qu'elles peuvent difficilement se rencontrer" .

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Le Souvenir Français de Chine «Contribuer à rechercher, à comprendre et à écrire l’Histoire de ceux qui nous ont précédé en Chine, transmettre à nos concitoyens et aux générations futures cette ‘Histoire des Français de Chine’ par le maintien de leur souvenir, tel est le grand dessein de la Délégation Générale du Souvenir Français en Chine depuis sa création en 2007 au sein de notre Association métropolitaine plus que centenaire.»

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