C'était le lieu où l'occidentalisation de la Chine avançait le plus vite, grâce à ses fers de lance, les concessions internationales. Le cinéma chinois en fit naturellement sa capitale : Shanghai devint dans les années 1930 une manière d'Hollywood orientale.

Affiche du film "Les anges du boulevard" de Yuan Muzhi - 1937
Affiche du film "Les anges du boulevard" de Yuan Muzhi - 1937 © Domaine public

C'est dans une salle de cinéma que Tintin, pourchassé par les méchants sectateurs du Lotus bleu, trouve refuge : on y joue un film produit par l'épouvantable Rastapopoulos!

L'internationalisation signifie en effet aussi pour les Shanghaiens corruption et humiliation. Mais leurs films leur permettent de répondre : en témoignent encore de grands œuvres, symétriques de nos grands films réalistes des années 30, polémiques sans être propagandistes.

Le communisme a longtemps recouvert de son oubli ces grands moments d'avant 1949. Aujourd'hui, Shanghai -plus de 20 millions d'habitants- l'une des métropoles les plus importantes de l'économie-monde, reconstruit son passé de ville-cinéma avec le même enthousiasme qu'elle met à élever vers le ciel ses mille tours.

Evénement(s) lié(s)

De Pékin à Taipei - 1000 visages de la Chine

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.