Le Berceau (ou Mme Pontillon et sa fille Blanche) par Berthe Morisot - 1872
Le Berceau (ou Mme Pontillon et sa fille Blanche) par Berthe Morisot - 1872 © domaine public / RMN-Grand Palais, R. G. Ojeda

Les opérations de recensement ne sont plus ce qu’elles étaient mais à l’occasion de leur relance, en ce début de 2016, les démographes ont communiqué quelques indicateurs : mortalité légèrement en hausse entre 2014 et 2015, espérance de vie légèrement en baisse…

Mais les chiffres qui sont guettés avec la plus extrême vigilance par les démographes, ce sont ceux qui tournent autour de la fécondité. Il nous est annoncé qu’ils pourraient tourner vinaigre. Alors que la variation entre 2015 et 2014 est très ténue – un passage de 1 ,99 à 1,96, le mot «baby- krach » réapparaît. On l’avait beaucoup utilisé après 1965 quand le «baby-boom » d’après-guerre parut s’interrompre. Dans l’entre-deux guerres, on donnait l’alerte en français : « Halte à la dénatalité ! »

Si la France est particulièrement sensible à cette question du remplacement des générations, c’est que ses habitants ont eu dans l’histoire un comportement exceptionnel. Jusqu’au XVIIIe, elle était la nation la plus nombreuse d’Occident puis elle rejoignit les profondeurs du classement en matière de croissance démographique. En revanche, après la Seconde guerre, sa fécondité s’est maintenue à un niveau inattendu.

À bien des égards, elle défie les prévisions des démographes qui, pourtant, se sont arrogés dans le pays une position elle aussi assez exceptionnelle.

Les invités

Les références

L'équipe

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.