Le Palais des Papes à Avignon
Le Palais des Papes à Avignon © cc / Jean-Marc Rosier

En 1791, c’était pourtant le palais de celui-ci qui dissimulait les bâtiments du XIVème.

La Révolution fut fatale à ce qui était le plus récent. Et ce fut de peu que l’ensemble, considéré comme une Bastille du clergé, échappa à la ruine. Il faut bien admettre que sa réaffectation le protégea : les administrations pénitentiaire et militaire le sauvèrent, à leur manière, qui était brutale.

Au début du XXème siècle, la caserne du Palais, enfin, fut vidée. Peu après, un chroniqueur, André Hallays, écrivait : « Il est deux façons de détruire un monument, on peut le raser, on peut aussi le restaurer. Des deux manières, on obtient le même résultat ».

Le pronostic a été démenti. Il est vrai que le Palais, inscrit dès 1840, sur la toute première liste des monuments historiques français, a fait l’objet de restaurations mais tout aussi bien de restitutions et de reconstructions. Il est devenu autre chose que ce qu’il avait pu être. Son rôle est certes de témoigner d’une fidélité à l’histoire mais aussi d’afficher un emblème. Pour le festival qui ne peut se passer de sa Cour d’honneur. Et pour la ville qui, réduite à une destinée modeste, a besoin d’un outil culturel de première grandeur.

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