Les tenants de l’hygiène s’inquiétaient de l’effet délétère des miasmes, porteurs d’épidémies. De leur côté, les citadins qui poussaient par les premiers trains jusqu’à la forêt de Fontainebleau puis jusqu’à la côte et la montagne se demandaient: que préserver de ces beautés, au nom du plaisir des sens ?

La forêt
La forêt © Getty / Nazar Abbas Photography

Les techniciens et les ingénieurs enfin s’interrogeaient. Leur but n’était pas de préserver dans une intention esthétique mais leur question était : quelles ressources conserver afin de les transmettre aux générations futures ?

Une école, à Nancy, les formait depuis 1824. On l’appela plus tard l’Ecole des Eaux et Forêts

C’est autour des Eaux et des Forêts que les premières polémiques s’organisèrent. Elles concernèrent peu à peu de plus en plus de Français.

Les Eaux ? 

Les inondations étaient redoutées. La mémoire a gardé le souvenir de celles de 1910 mais le milieu du XIXe en avait connu beaucoup, à intervalles très proches. Celles de 1856 touchèrent les deux tiers du pays.

Les Forêts ?

Il ne fallait pas s’étonner des effets dévastateurs des eaux : la pente naturelle était d’accuser la déforestation de tous les maux. Les savants du XIXème pensaient volontiers qu’elle avait causé la perte des anciennes civilisations.

Celles de l’Afrique romaine comme celles de la Mésopotamie : une justification de la colonisation de l’Algérie était la volonté d’y replanter la sylve que les nomades arabes auraient volontairement laissée à l’abandon. Le sable du Sahara serait ainsi contenu, comme ici celui du département des Landes.

Le mot environnement n’existe pas encore au XIXème.

On pense plus volontiers en termes de régénération. Elle passe par la plantation d’arbres et le repeuplement des eaux.

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