En 2009, quand commença la diffusion sur France 3 de la première saison d’Un village français, la fabrication de la suite n’était pas encore définitivement actée.

En 2009, quand commença la diffusion sur France 3 de la première saison d’Un village français, la fabrication de la suite n’était pas encore définitivement actée. Depuis, sans pulvériser tous les records d’audience, la série s’est attachée un public fidèle – trois millions et demi de téléspectateurs aux dernières nouvelles mais le principe d’incertitude demeure. Chacun sait bien comment la Seconde Guerre va se terminer, cependant le destin des différents personnages de la bourgade du Jura où a lieu l’action n’est pas coulé dans le bronze. Cette silhouette qui occupe au départ peu de place, ne va-t-elle pas s’imposer ? Et celui-ci qui sature l’espace, ne va-t-il pas disparaître ? On meurt beaucoup pendant la période… Et cet autre qui penche d’un côté, s’y tiendra-t-il vraiment ?

Il y a une histoire conçue comme une suite de leçons qui, soit dit en passant, ne sont guère écoutées. Les écrans en ont abusé. Et une histoire envisagée à la manière d’un exercice d’interrogation personnelle : suis-je capable de me mettre à la place des autres, dans une époque autre, avec des ressorts qui ne sont pas les miens ? C’est ce choix qu’a fait le triumvirat – producteur, scénariste, réalisateur - qui est à la tête d’Un village français. Et il est à l’origine du succès : l’horizon du téléspectateur n’étant pas fermé par des jugements moraux, la possibilité lui est donnée de partager les questions qui ont été celles des contemporains de l’occupation.

D’autres partis pris historiques délibérés ont été aussi décidés, au départ ou à mesure, par le triumvirat responsable de la série – producteur, scénariste, réalisateur. Maintenant qu’est diffusée la septième et dernière saison, il est possible d’en faire l’inventaire.

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