Depuis le XIXème siècle et la déflagration industrielle, l’effet dévastateur de l’homme sur la nature est clairement perçu et finement analysé. En réalité, la juste place de l’homme dans la nature demeure introuvable. Il serait enfin raisonnable qu’il la vive comme une coévolution.

Pollution par les usines de cuivre en Cornouailles - "Histoire de l'Angleterre" de Rollins - 1887
Pollution par les usines de cuivre en Cornouailles - "Histoire de l'Angleterre" de Rollins - 1887 © Getty / Leemage

Série : "Valérie Chansigaud et l’immense toile de la nature"

Depuis le XIXème siècle et la déflagration industrielle, l’effet dévastateur de l’homme sur la nature est clairement perçu et finement analysé. Mais, en 1936, la cantate que Darius Milhaud compose pour l’inauguration du Musée de l’Homme se veut encore prudente : il y est simplement dit que « le cri de l’homme a pris sa place parmi les autres bruits habituels de la terre » sans que nul autre jugement ou observation soit formulé. La guerre que l’Axe provoque ensuite constituera la pire affirmation de la volonté de domination de l’homme sur l’homme connue jusqu’alors. La domination de l’homme sur la nature y trouvera de nouvelles justifications. 

En réalité, la juste place de l’homme dans la nature demeure introuvable. Il serait enfin raisonnable qu’il la vive comme une coévolution. Mais, déclenchant toutes sortes de mécanismes d’adaptation chez les autres organismes vivants, l’homme se prête mal à sa propre adaptation.

Excellent technicien, peut-il devenir une espèce-ingénieur, c’est-à-dire une espèce qui sache augmenter dans son écosystème la diversité des autres ?

Le plus désespérant est qu’au moment, bien tardif, où il consent enfin des efforts importants, les tendances lourdes résultantes des vitesses acquises jusque-là précipitent les destructions d’espèces.

Programmation musicale : Darius Milhaud et Robert Desnos "Cantate pour l'inauguration du Musée de l'Homme" (dir. Jean-Sébastien Béraud)

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