Des anciens combattants du Séléka
Des anciens combattants du Séléka © REUTERS/Andreea Campeanu / REUTERS/Andreea Campeanu

Les parlementaires ont consenti hier à la prolongation de la participation française dans l'opération Sangaris. Ils n'ont pas voulu envoyer un signal négatif aux hommes qui, sur place, ont à affronter des situations terribles.

Les difficultés, en réalité, sont sans nom. Et les nommer mal peut les aggraver. En effet, l'antagonisme entre le "eux" et le "nous" passe par le nom. Tandis que la Séléka est de plus en plus désignée comme "musulmane", les anti-balaka, de leur côté, deviennent simultanément "chrétiens". Ensuite, à grande vitesse, la dénomination renforce les antagonismes. Mais d'abord, les uns et les autres sont présentés comme des "milices". Or, qu’est-ce qu'une milice en Afrique? Le mot, en Occident, vient de loin et n'a pas toujours eu un sens négatif: "Rome, disait Bossuet, nourrissait une milice admirable"... En Afrique, les milices semblent avoir surgi comme des champignons vénéneux mais quelle histoire peuvent-elles avoir?

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