Le sous-marin américain USS Connecticut faisant surface dans l'océan Arctique en 2011
Le sous-marin américain USS Connecticut faisant surface dans l'océan Arctique en 2011 © domaine public / Kevin S. O'Brien

L’Arctique n’a intéressé l’Occident qu’assez tardivement mais de plus en plus fortement, passionnément même. Il devient la bibliothèque des climats passés, il est conçu comme un lieu fondamental du fonctionnement du système-terre, perçu comme un espace homogène dans son altérité écologique.

Mais, pour aller vers l’Arctique compliqué, ne faut-il que des idées simples ? Astronomiquement, c’est la région bornée par le cercle polaire mais économiquement, politiquement, ses limites sont plus mouvantes et il s’avère de plus en plus divisé en espaces diversifiés. Sait-on que près de 90% des Inuits vivent dans des villes ? L’appétence pour les ressources naturelles boréales a fait avancer l’urbanisation. Les revendications identitaires des petits peuples du Nord contribuent d’ailleurs à une représentation plus complexe des mondes arctique qui, du Groenland au Nunavut, se découpent souvent en territoires autonomisés.

L’Arctique paraît de moins en moins un. Mais il est une difficulté supplémentaire quand on parle de lui. Il est en effet l’objet de désirs de plus en plus divers, que le réchauffement climatique porte à incandescence. La recherche des passages entre les continents a animé quatre siècles d’exploration. On voudrait maintenant les conclure par l’exploitation des passages du Nord-Ouest et du Nord-Est…

Les désirs, souvent, deviennent des fantasmes. Une gouvernance rationnelle de l’Arctique n’en est que plus urgente.

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