Dirigeants grecs et européens après la signature de l'accord d'association de la Grèce et de la CEE en 1961
Dirigeants grecs et européens après la signature de l'accord d'association de la Grèce et de la CEE en 1961 © <a target="_blank" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Adh%C3%A9sion_de_la_Gr%C3%A8ce_%C3%A0_la_Communaut%C3%" target="_blank">Domaine public</a>
  1. Alexis Tsipras, le nouveau Premier ministre désigné par les élections du 25 janvier naît à peine.En l’espace d’un an, la Grèce, le Portugal, l’Espagne se débarrassent de leurs dictatures : les pays méditerranéens entrent dans l’aire démocratique. L’Europe, alors composée de neuf membres seulement salue la nouveauté et songe à l’élargissement.

Alexis Tsipras naît à peine mais les souvenirs de la période antécédente restent vifs chez les électeurs grecs. La Seconde Guerre avait tourné dans le pays à véritable une guerre civile dont la longueur excéda celle du conflit mondial, la démocratie revenait à peine et sous des formes très convenues, assez limitées que, dès 1967, re-belote, une dictature militaire s’installait.

L’opinion européenne avait été sidérée par l’imbécillité des colonels, clique sans projet qu’obsédaient le succès des Beatles et la longueur de la jupe des femmes. Une fois le pays revenu au tempo du continent, il était impensable de ne pas l’intégrer au concert. C’est chose faite dès 1981, cinq ans avant l’Espagne et le Portugal.

L’étape suivante, vingt ans plus tard, l’entrée dans l’euro, ne fut pas marquée de la même valeur réparatrice. On ne se souvient pas qu’elle ait soulevé un vrai débat mais là encore, l’argumentation politique avait été plus forte que l’économique : la Grèce n’était plus seulement un symbole comme en 81 mais le pays-charnière avec les Balkans et la Turquie : elle devait être la vitrine de l’Europe dans une région instable.

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