A Gaza les barques de pêche sont reparties en mer tandis que les drones israéliens continuent de bourdonner dans le ciel. La suspension des hostilités permet à Mahmoud Abbas, le président de Ramallah, de revenir sur la scène internationale.

Yasser Arafat lors d'une visite au Danemark le 3 mai 1999
Yasser Arafat lors d'une visite au Danemark le 3 mai 1999 © domaine public / Hans Jørn Storgaard Andersen

A l'ONU, il va une nouvelle fois demander le statut d'état observateur. A Paris - dont on ignore d'ailleurs encore la position précise lors de ce vote - il a accordé la venue de trois juges qui, chargés d'une commission rogatoire internationale, vont observer l'exhumation et l'examen du corps d'Arafat.

En octobre 2004, Arafat, assiégé par Israël qui ne le considérait plus comme un interlocuteur, atteint par une maladie mystérieuse qu'il s'agit justement aujourd'hui d'identifier, avait dû quitter son quartier général en ruines pour s'en aller mourir en France.

Dix ans auparavant, pourtant, son retour en Palestine avait été triomphal. Il était porté par des financements internationaux records. Mais il était plus habitué à jouer des contradictions de ses adversaires et de ses partisans qu'à gouverner. Et les accords d'Oslo le contraignaient à un combat inégal en vase clos avec Israël et les Etats-Unis - celui-là même dont voudrait sortir Mahmoud Abbas aujourd'hui.

Récit et analyse d'une occasion manquée.

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