C'est en 1539 que l'édit de Villers-Cotterêts recommande pour la première fois l'usage exclusif du "langage maternel françois" pour la rédaction des textes à valeur juridique. En 1793, il devient la langue de la République et du citoyen. Pour Jules Ferry, c'est la seule langue qui puisse être en usage à l'école publique.

Plaque de rue bilingue français/breton à Rennes en 2007
Plaque de rue bilingue français/breton à Rennes en 2007 © domaine public / Man vyi

Si les langues régionales ont perdu peu à peu de leur valeur d'échange au point d'être menacées de disparition, la responsabilité n'en incombe pas seulement aux choix politiques de l'État. Cependant, à l'heure où elles sont maintenant menacées d'obsolescence, beaucoup attendent que les pouvoirs publics affichent enfin une reconnaissance tardive des langues régionales. L'article 75 de la Constitution, révisé en 2008, leur fait dorénavant une place dans le patrimoine national mais l'article 2 a gravé dans le marbre l'idée que le français est LA langue de la France. La jurisprudence du Conseil constitutionnel accentue cette pente qu'il est difficile de remonter.

Dès lors que langue et nation demeurent assimilées, les langues régionales passent nécessairement pour tracer des lignes de démarcation périlleuses. En revanche, elles apparaissent comme une richesse lorsqu'est acceptée la pluri-appartenance de chacun. Bref, est-il possible d'être à la fois et dans des proportions variables basque et français, breton et français etc...? C'est un vaste débat idéologique qui se poursuit dans le champ culturel.

Les liens

Histoire sociale des langues de France

Site sur la langue bretonne

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