Une session de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, dans la Maison de l’Europe, à Strasbourg, en janvier 1967
Une session de l’Assemblée du Conseil de l’Europe, dans la Maison de l’Europe, à Strasbourg, en janvier 1967 © Engelbert Reineke / Bundesarchiv

Avant de se rendre à Strasbourg, le pape argentin s’est rendu à Lampedusa et à Tirana. L’ordre n’est pas anodin : les plus pauvres d’abord, les institutions européennes ensuite, avec un discours qui pointe l’épuisement du rêve européen. Le Vatican lui-même ne serait-il plus europhile, alors que les laïcistes l’accusent encore d’avoir inspiré l’Europe à ses débuts ? Jean-Luc Mélenchon, qui a refusé de siéger pendant la visite de « Monsieur le Pape » a peut-être manqué un épisode important.

Décidément, les lectures traditionnelles sont brouillées. Il est vrai que tout, dans le fonctionnement de l’Europe, se ligue pour rendre ses institutions difficilement lisibles. Et surtout pour les condamner à l’impuissance.

Jean-Louis Bourlanges a l’habitude de dire : « la Commission serait-elle la plus belle fille d’Europe, elle ne peut offrir que ce qu’elle a. » En plus, elle n’est même pas la plus belle fille d’Europe : succédant aujourd’hui à François à la tribune de Strasbourg, Jean-Claude Juncker présente un plan d’investissement dont on peut de demander comment il le financera.

Quant au Parlement européen, on tient avec lui un objet extraordinaire ; à bien des égards, c’est un modèle d’assemblée moderne : Jean-Luc Mélenchon pourrait demander son avis là-dessus à José Bové. Mais, à entendre Jean-Louis Bourlanges encore, c’est « un porte-avions qui est condamné à faire des ronds dans l’eau ».

Les invités
Les références
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.