La bataille d'Azincourt - miniature extraite des Vigiles du roi Charles VII de Martial d'Auvergne - fin XVème
La bataille d'Azincourt - miniature extraite des Vigiles du roi Charles VII de Martial d'Auvergne - fin XVème © domaine public / BNF

Avant Azincourt, sur le même plateau d’Artois, en 1346, s’était produite la défaite prémonitoire de Crécy. Cette fois, le 25 octobre, ce fut pis encore. Les Anglais s’étaient pourtant présentés sur le champ de bataille épuisés par une longue errance dans la région ; ils étaient en outre beaucoup moins nombreux et les chevaliers français, pleins de superbe, pensaient n’en faire qu’une bouchée.

Quatre heures de bataille tournèrent très vite à la mêlée et bientôt à la boucherie. Le sort des armes fit exulter le roi d’Angleterre Henri V. La monarchie française, elle, que ne pouvait plus incarner Charles VI, plus souvent fou que lucide, entama la descente, marche après marche, du chemin de l’épreuve. Jamais elle ne parut plus proche de sa fin qu’en 1420.

Pourtant, du fond de ce pays écartelé, déliquescent, se leva une force de résistance inattendue. A tel point qu’on peut parler de naissance, dans des années 1420-1430, d’un sentiment patriotique. Comme l’observe Régis Debray, il y a sans doute un pacte séculaire, en France, entre la grandeur et la déculottée…

Evénement(s) lié(s)

Chevaliers et bombardes. D’Azincourt à Marignan, 1415-1515

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