L’histoire parlementaire dira qu’en 2011, le Sénat, le grand Conseil des communes de France conçu depuis 1875 comme la Chambre de pondération de la République, est passé à gauche.

Le Sénat
Le Sénat © Julien Muguet / IP3

Cependant les annales parlementaires noteront que, pendant la brève période qui a suivi, le Sénat s’est en réalité maintenu dans un autre de ses rôles traditionnels : celui de la Chambre d’opposition. Les groupes communiste et écologiste ont en effet voté contre le gouvernement à maintes reprises.

Le Sénat serait-il moins prévisible qu’on ne croit ? Il lui arrive même de s’auto-réformer. Il a ainsi accepté de raccourcir les mandats de de neuf à six ans et de se renouveler par moitié et non plus par tiers. Le scrutin de ce dimanche 28 septembre concernera donc un département sur deux. Quelque 162000 grands électeurs pourvoiront 178 sièges, choisissant entre 1719 candidats.

On sait d’ores et déjà que le président socialiste sortant, Jean-Pierre Bel, ne se représentera pas. Qui le remplacera ? Larcher, Raffarin, Marini, un autre ? Il est arrivé plus d’une fois à notre témoin de ce vendredi, Hélène Luc, de se porter candidate au « Plateau ». La première fois, c’était en 1980, contre son collègue du Val de Marne, Alain Poher, surnommé « Poherman » - il était l’as de l’interim à l’Elysée. La dernière fois, c’était en 1998, contre le non moins vénérable René Monory, le « Sheriff »…

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