Hashtag Trump contre hashtag Clinton…

Hilary Clinton prend un selfie avec un militant le 22 juillet 2016 à Tampa en Floride
Hilary Clinton prend un selfie avec un militant le 22 juillet 2016 à Tampa en Floride © AFP / Justin Sullivan / Getty Images North America

Hashtag Trump contre hashtag Clinton… Le premier va plus vite que le second. Il provoque une disruption – encore un mot nouveau qui dit bien ce qu’il veut dire : la technologie va plus vite que son interprétation, laquelle peine à suivre.

En même temps, l’idée qu’il faut aller chercher les électeurs là où ils se trouvent n’est pas précisément nouvelle. Dans les années trente, on commença à utiliser la radio. Dans les années 1960, la télévision. Aujourd’hui encore, ces talk-shows sont capables d’étonner et ses grands débats d’attirer beaucoup d’américains : ce soir, NBC espère en rassembler derrière le poste, 90 millions, cent millions peut-être.

Trump, qui est un camelot né, a d’abord fait de la téléréalité son marché. Maintenant il saute au col des badauds avec ses tweets. Sa manière n’est pas du tout celle d’Obama qui avait pourtant mis le numérique au centre de sa campagne de 2008. Obama suivait une route, tenait un cap et voulait le faire partager dans l’espace public par le maximum d’internautes. Mais 2008, c’est une rébellion, une élection envahie par les électeurs, ravis de pouvoir glisser leur grain de sable dans le système. Jusqu’où croient-ils les mots volontairement excessifs de Trump et ceux qu’ils jettent eux-mêmes dans l’arène ? C’est difficile à dire. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les qualités que les réseaux sociaux attendent des candidats sont radicalement différentes de celles que requiert la fonction à laquelle ils aspirent.

Retrouvez ici l'alphabet numérique proposé par l'émission de Frédéric MartelSoft Power, sur France Culture.

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