Si on comptait ceux qui le rejoignirent dans les urnes… pardon, les salles, autour de la sortie de ses 95 films, à quel chiffre parviendrait-on ? Cent millions ?

Jean Gabin
Jean Gabin © Getty / Bettmann

Le site Internet du musée Jean Gabin, à Mériel (95)

Si on comptait ceux qui le rejoignirent dans les urnes… pardon, les salles, autour de la sortie de ses 95 films, à quel chiffre parviendrait-on ? Cent millions ? Sans enregistrer les téléspectateurs.

Il avait toutes les qualités requises pour attirer la lumière.

Bagarreur, il avait fait une belle guerre.

Séducteur, son idylle avec Michèle Morgan puis sa plus longue liaison encore avec Marlène Dietrich prêtaient au rêve.

Propriétaire, dans l’Orne, d’une grande exploitation qu’il menait lui-même, les paysans alentour le regardaient souvent comme un cumulard mais il y avait assez de paille et de grain dans sa biographie pour attirer l’attention des citadins.

Et n’oublions pas qu’il avait aussi l’expérience du monde. Exemple : « Le Yang-Tsé Kiang, monsieur, ce n’est pas un fleuve mais une avenue avec des jonques et des sampans de chaque côté. »

Et sa vigilance en économie : « Quand on parle pognon, à partir d’un certain chiffre, tout le monde écoute. »

On disait de lui qu’il était l’absence de jeu personnifiée. Une telle présence méritait toutes les présidences.

Programmation musicale :

Jean Gabin "C'est chouette d'être un monsieur"

Jean Gabin "Je sais"

Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.