Kim Jong un, dans un film qui suivi de peu son arrivée au pouvoir et qui provoqua son ire, était présenté comme un joueur de basket. Il l’est en effet, depuis ses études en Suisse . Comme quoi la petite taille n’est pas nécessairement le handicap qu’on suppose.

Le leader nord-coréen Kim Jong-Un lors de l'ouverture de la 5e conférence des présidents de cellule du Parti des travailleurs de Corée (PTC) à Pyongyang, le 21 décembre 2017
Le leader nord-coréen Kim Jong-Un lors de l'ouverture de la 5e conférence des présidents de cellule du Parti des travailleurs de Corée (PTC) à Pyongyang, le 21 décembre 2017 © AFP / KCNA VIA KNS

Est-il joueur d’échecs ? 

En tout cas, il vient de réussir quelques coups de maître dans une partie qu’il avait débutée en prenant beaucoup de risques. Comme quoi, on peut atteindre un but que l’adversaire juge irrationnel, dès lors qu’on joue de manière très rationnelle. 

Premier mouvement. Il tire parti des Jeux Olympiques d’hiver et il opère un rapprochement inattendu avec la Corée du Sud qu’il poursuit en participant à une réunion avec elle, dans la zone démilitarisée, ce vendredi.

Deuxième mouvement : il propose un sommet à  Donald Trump et en obtient la promesse. La Corée du Nord espérait depuis longtemps un dialogue direct avec les États-Unis.

Troisième mouvement, il se rend pour la première fois en Chine afin de se couvrir : il ne peut pas ne pas intégrer le puissant voisin dans un jeu dont il veut cependant rester au centre.

Enfin, dernier mouvement en date, il offre de geler son programme balistique tout en gardant sa bombe : il veut bien participer au pot commun de la diplomatie mais en préservant  son assurance-vie.

A ce stade de la partie où il a déjà déplacé beaucoup de pions, peut-on encore parler d’état-paria ? La Corée a changé de stature : peut-on même encore parler d’état-guérilla ?

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