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Eglise dans le quartier chrétien de Damas
Eglise dans le quartier chrétien de Damas © Frédéric Pichon / Frédéric Pichon

La Syrie, c'est, au Proche Orient, le pays le plus balkanisé. Sunnites, chiites, alaouites, ismaéliens, les musulmans sont tout sauf un. Les populations intermédiaires sont d'autant plus nécessaires; elles complexifient ce qui pourrait être un affrontement sommaire : musulmans majoritaires contre musulmans minoritaires.

Parmi ces populations intermédiaires, les juifs ont déjà disparu. Restent les druzes. Et les chrétiens. Ils sont la preuve encore vivante d'une pluralité possible, ils occupent une position symbolique qui excède de beaucoup leur nombre. Encore faudrait-il que celui-ci ne s'effondre pas.

Or les chrétiens sont démographiquement déclinants. Et politiquement dépendants. Le régime, depuis 1970, ne leur laisse pas d'autre choix que de passer un compromis avec la minorité alaouite dont il est issu. Compromis bancal où les chrétiens tiennent un rôle subalterne et qui ne garantit aucunement l'avenir.

L'avenir ? Les chrétiens sont trop peu et trop divisés pour le préparer. Leur faiblesse est aggravée par l'émiettement : une douzaine d'Eglises, les unes séparées de Rome, les autres liées à Rome. Ces communautés closes, clouées dans leur immobilité, sont-elles condamnées, comme celles d'Irak récemment, à la mobilité forcée, au départ ?

C'est d'ailleurs ce qui fascine chez les chrétiens de Syrie. Ils ont été les premiers, ils risquent d'être les derniers.

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