Classe de collège
Classe de collège © Max PPP

Il y a les injonctions, généralement vaines, des politiques. La ministre : « Nous voulons construire l’école du socle avec une continuité de la fin du primaire au début du collège » . Et elle ajoute : « c’est formidable qu’au collège, on donne envie aux élèves de créer leur propre entreprise » . C’est la dernière marotte en date.

Il convient de suivre la nouveauté comme le chien l’os. Mais la difficulté, c’est qu’on ne sait où donner de la tête. Les spécialistes de l’éducation poussent comme chiendent en France. Et il y a aussi les nouveaux baromètres de l’évaluation : les mêmes qui maudissent les notes s’agenouillent devant les classements PISA.

En revanche, l’idée de mettre l’enfant au centre finit par faire consensus. L’élève dont on cherche parfois comment ouvrir les portes et fenêtres. En douceur, en poussant sur l’espagnolette ? Ou en force avec une barre à mines ? L’élève tel qu’il est, avec son univers de représentations : la terre sans frontières, le présentisme qui aplanit tout, comme l’esprit de parodie dominant aujourd’hui.

Le net est le plus fort, et le jeu vidéo et les groupes musicaux… Reste à faire du judo avec ce qui est le plus fort. Ou, puisque que nous allons parler, notamment, de l’enseignement de l’Antiquité, à procéder comme Ulysse, avec la même ruse – la métis- et le même esprit d’amitié qui le liait à ses compagnons.

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