Depuis le XIXème, Vercingétorix a été hissé sur le pavois de la nation française. Mais les dix neuf siècles précédents, il avait été négligé. Les historiens et les écrivains français étaient restés tributaires de César. Vercingétorix restait un personnage second.

Statue de Vercingétorix par le sculpteur Aimé Millet, sommét du Mont Auxois à Alise Sainte Reine
Statue de Vercingétorix par le sculpteur Aimé Millet, sommét du Mont Auxois à Alise Sainte Reine © AFP / ESCUDERO Patrick / Hemis

Non content de l’avoir enfermé dans un cachot, César l’avait enfermé aussi dans une histoire que son récit contrôlait très exactement.

Il est temps d’échapper à César. Les autres sources ne manquent pas. Et aussitôt surgissent beaucoup d’hypothèses excitantes pour l’esprit.

D’abord celles concernant César. Avait-il vraiment un projet pour la Gaule quand les circonstances firent qu’il s’y engagea ? En réalité, il aurait aussi bien pu projeter son ambition ailleurs mais les désordres dans le pays lui permirent d’amasser un capital militaire et politique qui allait lui servir pour prendre le pouvoir à Rome.

La Gaule telle quelle était en 60 avant notre ère, désunie et inquiète, a offert à César une opportunité. 

Néanmoins la promesse d’une Gaule unie existait que Vercingétorix aurait pu saisir. Peut-être était-il né un peu trop tard. La stratégie à l’échelle du pays qui fut la sienne çà partir de 53 aurait pu réussir. Mais tout n’avait-il pas été joué un peu plus tôt ? L’histoire est une question de temps.

Les années qui précèdent le moment de la victoire définitive de Rome méritent relecture. César observe le silence sur ce qu’y fit Vercingétorix. Il l’avait pourtant connu de près et longtemps.

Peu avant 52, Vercingétorix battait monnaie dans son territoire arverne. Faisons encore une hypothèse :  le profil qui figurait sur ses pièces d’or était peut-être le sien ! 

Celui d’un jeune homme au visage volontaire qui mûrissait, mais oui,  un projet pour la Gaule. 

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