La reconnaissance de la Chine populaire, la poursuite de la coopération avec l'Afrique, les voyages en forme de chevauchée en Amérique latine... En 1964, la politique étrangère du général de Gaulle se redéploie. Elle est moins dominée par la question des rapports avec les Etats-Unis et l'URSS; les questions européennes sont en suspens; la guerre d'Algérie est finie depuis deux ans, la manière dont De Gaulle s'en est extrait suscite même une certaine admiration chez les leaders du Tiers Monde.

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Charles de Gaulle et Konrad Adenauer lors d'une visite officielle à Bonn en septembre 1962 © Bundesarchiv
Le temps est venu d'explorer de nouvelles pistes du côté des pays en voie de développement... En langage contemporain, on dirait que la France tente de promouvoir un modèle multipolaire. En langage gaullien, ce serait plutôt: nous ne dépendons de personne, nous avons les mains libres, nous pouvons donc trinquer avec tout le monde. Evidemment, une fois payée la tournée générale, l'attention que portent à la France ses partenaires peut faiblir vite. Les Africains, eux aussi, sont toujours en quête de diversification. Mao considère qu'il n'a eu que son dû et s'isole bientôt dans sa révolution culturelle. Les dirigeants latino-américains attendent en vain un investissement que la France n'a pas les moyens de maintenir. Mais, comme disait Michel Jobert, resté gaulliste bien après la mort de Charles De Gaulle, "le style a encore plus d'importance que le résultat".

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