Peut-être l’avons-nous oublié mais depuis la Constitution de la IIIème République et jusqu’à la fin de la IVème, l’élection présidentielle était réservée aux seuls parlementaires.

Paul Doumer en mai 1931
Paul Doumer en mai 1931 © Getty

Peut-être l’avons-nous oublié mais depuis la Constitution de la IIIème République, en 1875 et jusqu’à la fin de la IVème, l’élection présidentielle était réservée aux seuls parlementaires, députés et sénateurs. Ils se réunissaient à cet effet à Versailles, dans le vaste hémicycle qui, dans une aile du château, peut accueillir 900 ou 1000 personnes et qui sert encore pour les révisions constitutionnelles ou telle réunion exceptionnelle, ainsi celle qui a suivi le 13 novembre.

En 1931, la présidentielle se déroule dans le calendrier prévu. Gaston Doumergue a terminé son mandat tranquillement. Il a juste surpris dans les derniers jours en épousant civilement dans les appartements privés de l’Elysée Madame Graves, une veuve, agrégée de son état, qui était sa discrète compagne depuis longtemps. Ils s’apprêtent à rejoindre Tournefeuille, alors un village, en Haute Garonne. Les parlementaires, eux, s’ébranlent pour Versailles en ce beau mois de juin.

La radio croit inventer mais elle n’en fait rien. Il y a plus de soixante ans, existait déjà sur les ondes nationales une émission consacrée aux témoignages sur l’histoire. Elle avait été créée par André Gillois qui, souvent, s’accompagnait de Jean Oberlé pour l’animer. Un duo glorieux des ondes de la liberté à Londres. Le principe de « Soyez témoins » était de lancer un appel aux auditeurs et ensuite de recueillir ce qu’ils avaient à raconter.

Pour la dernière émission, en juillet 1956, André Gillois n’éprouva pas de difficulté pour trouver son témoin numéro 1. C’était Georges Huisman, conseiller d’état, un des anciens du Massilia en 1940, président après-guerre du festival de Cannes mais revenons à ce jour de juin 1931…

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