Beaucoup encore se souviennent de la silhouette de Vilar, simple mais élégante : le chapeau, la pipe, les espadrilles. Et de sa voix à qui il imposait le calme : l'inflexibilité sans jamais la vulgarité. Pendant un quart de siècle, il fut l'âme des étés d'Avignon.

Affiches dans les rues d'Avignon lors du festival en 2006
Affiches dans les rues d'Avignon lors du festival en 2006 © Radio France / Esme Vos

A sa mort en 1971, le festival réussissait à réunir tous les arts. Un peu comme l'opéra : Vilar rêvait alors d'un opéra populaire encore plus que d'un théâtre populaire. D’une grande geste qui, joignant la scène et l'écran, la voix et le corps, réunirait le public socialement le plus large.

Avignon, c'était bien autre chose qu'une étape sur la route des loisirs du Sud. C'était la cité en acte.

Depuis, Avignon est passé de l'âge héroïque à l'âge médiatique mais le pont n'a pas été coupé. Le festival tranche, encore, sur les autres. Et le centième anniversaire de la naissance de Vilar, cet été 2012, va l'obliger à se situer, toujours, dans une filiation d'intransigeance.

Evénement(s) lié(s)

Festival d'Avignon 2012

Les liens

La Maison Jean Vilar en Avignon « La Maison Jean Vilar permet à tous ceux qui le souhaitent d'accéder à la connaissance de Vilar, de son projet, de ses expériences, de ses luttes et à travers elles, finalement, toutes les démarches de la décentralisation artistique et culturelle à travers la France de ces cinquante dernières années. Elle regroupe toutes les sources scientifiques que peut mettre à notre disposition la Bibliothèque nationale. Ne peut-on pas à partir de là, arriver à un lieu privilégié de réflexion permanente sur les problèmes de la culture aujourd'hui ? » Paul Puaux, novembre 1979

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