Boris Pahor en 2009
Boris Pahor en 2009 © creative commons / Miran Hladnik

Bien au Nord de Sarajevo, la jeune République de Slovénie. A peine plus grande que le Monténégro ou le Kosovo, bien plus petite que la Bosnie-Herzégovine mais autrement riche. C’est le premier état confédéré à avoir pu quitter la Yougoslavie en 1991, à la suite d’une guerre-éclair d’une nature bien différente de celles que connut ensuite le reste du pays.

Il est vrai que la Slovénie est homogène. Pas vraiment par la géographie : le relief alpin y fait vite place à un plateau calcaire, le Karst qui ressemble à un Larzac qui plongerait dans la mer. « Doline » est d’ailleurs le seul mot que français ait emprunté à la langue slovène.

De cette langue, Boris Pahor est l’orfèvre. Et l’incarnation : depuis les années 1990, il est beaucoup traduit et les Slovènes ont longtemps rêvé qu’il devienne Nobel de littérature.

Né un an avant la Grande Guerre, Pahor témoigne en réalité d’un ensemble slovène autrement plus grand et plus mêlé que celui d’aujourd’hui. Au sein du vieil empire Habsbourg, il comprenait des provinces qui relèvent maintenant de la petite Autriche et aussi Trieste - à l’époque le débouché maritime de toute l’Europe centrale.

Qu’il réside à Trieste comme aujourd’hui encore ou qu’il ait dû la quitter contraint et forcé à certains moments, Pahor a toujours vécu intimement dans et de la ville. Il a partagé le destin tragique et embrouillé de sa forte minorité de sa forte et bouillante minorité slovène sur laquelle le XXème siècle s’est refermé comme un piège.

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