Le syndicalisme qui signe et le syndicalisme qui dénonce. Le syndicalisme de lutte des classes et le syndicalisme de proposition…

Le siège de la CGT
Le siège de la CGT © Maxppp / Vincent Isore/IP3

Le syndicalisme qui signe et le syndicalisme qui dénonce. Le syndicalisme de lutte des classes et le syndicalisme de proposition… Sans cesse reviennent les mêmes questions qui ne parviennent pas à trouver de réponse. On dirait un cortège qui tourne en rond.

Il y a en France cinq organisations syndicales considérées comme représentatives et 8 dans le paysage.

Au milieu des années 2000, on avait cru qu’elles pourraient constituer un G8 mais à mesure qu’on avance, l’horizon d’un syndicalisme rassemblé s’éloigne. Pourtant les patrons se frottent les mains quand les syndicats refusent de se serrer la main – c’est une formule de Bernard Thibault, l’ancien numéro 1 de la CGT.

Pire : certaines grandes centrales sont elles-mêmes très divisées. La CFDT est peut-être celle qui l’est le moins. Force Ouvrière, depuis sa fondation en 1947 a toujours eu des allures d’auberge espagnole : l’hostilité au Parti communiste ne suffisait pas à faire une unité. Quant à la CGT, elle a eu tendance à devenir une fédération biscornue de principautés tirant à hue et à dia.

Mieux encore : FO qui a été créée contre la CGT se retrouve apparemment cette année à ses côtés sur son flanc droit dans la lutte contre la loi travail. Il est vrai qu’elle ne peut plus reprocher à la CGT de se comporter comme la fille aînée du PC : le PC n’étant plus grand chose, Philippe Martinez s’est improvisé lieder maximo de l’opposition politique de gauche. Entre 1947, point de départ de notre parcours et aujourd’hui, il ne semble y avoir qu’un point commun : le rôle du méchant dévolu au gouvernement socialiste.

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