la justice maintient le délai de prescription même en cas d'amnésie
la justice maintient le délai de prescription même en cas d'amnésie © reuters

Un esprit de combat habite depuis une cinquantaine d'années le corps de la magistrature française, gagnant peu à peu son cœur. En 1977, au début de cette période, le président Braunschweig qui avait à la fois l'expérience du syndicalisme et celle des plus hautes juridictions disait : en réalité, l'indépendance de la justice gagne du terrain mais, dans l'opinion, le soupçon à son égard en gagne aussi.

Il est vrai que notre attention est happée par une affaire puis une autre et qu'au total, nous n'avons qu'une assez vague idée de la justice. Spontanément, nous partagerions volontiers l'avis d'un ancien Garde des Sceaux, Olivier Guichard qui, sortant de charge, avait eu ce seul commentaire: "Mieux vaut ne pas avoir affaire à elle ".

Mais si, en revanche, nous nous essayions à un bref exercice de longue durée ? Eh bien, déjà, à la fin de l'Ancien Régime, les Français n'aimaient plus leur justice et déjà, des membres éminents des Parlements qui la rendaient, se plaçaient eux-mêmes au centre de la contestation et déjà en 1789, les cahiers de doléances se demandaient : comment faire autrement ?

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