Après la Résistance, il a connu l'humiliation de la déportation; après l'éblouissement de l'Indochine, l'ombre de la défaite et après le putsch d'Alger de 1961 qu'il avait rallié à la tête de son 1er REP, cinq ans d'emprisonnement.

Hélie de Saint Marc en interview à son domicile parisien le 10/09/2010
Hélie de Saint Marc en interview à son domicile parisien le 10/09/2010 © MaxPPP

Cet homme, né en 1922 lorsque les monuments aux morts de la victoire étaient encore neufs, aurait pu être aspiré vers le fond par les bouillonnements planétaires et les naufrages successifs des institutions du pays. Mais il avait une morale personnelle. Et il avait choisi la Légion où il commanda plus souvent des étrangers que des français : de ses hommes qui savaient ce qu'était le sacrifice, il toucha un bénéfice qui s'appelle fraternité.

Après avoir recouvré ses droits civils et militaires, il s'en alla raconter tout cela par les villes et les chemins, avec retenue et la parole comme tremblante. Il prononça beaucoup de conférences, publia quelques beaux livres. Certains le regardaient comme une image d'Epinal de la droite, beaucoup comme un pèlerin de l'apaisement. Il est mort Grand Croix de la Légion d'Honneur, entouré d'une telle estime unanime que le premier communiqué publié après son décès par le ministre socialiste de la Défense saluait son "parcours de vie exceptionnel". Il en a fallu un second pour signaler sa "complexité".

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Le site officiel d'Hélie de Saint Marc Ce site a pour ambition de porter à la connaissance des internautesmon témoignage sur la Résistance, sur la Déportation, sur les guerres d'Indochine et d'Algérie telles que je les ai connues; cette "part de vérité" que je revendique à travers mes livressur ces tragédies; les réflexions qu'il en découle sur le sensà donner à une aventure humaine pour un acteur, pour un témoin, placé aux avant-postes de l'histoire récente de notre pays.Il s'agit donc avant tout d'une source d'information.

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