Migrants afghans à Calais, France.
Migrants afghans à Calais, France. © Paul Hackett/In Pictures/Corbis

Le parcours à haut risque qui va nous être raconté date de 2008. Depuis, le nombre d’afghans demandeurs d’asile dans l’Union européenne a doublé. Qui plus est, les afghans ne sont plus les plus nombreux à tenter l’entrée, ils sont devancés, bien sûr, par les syriens mais aussi les kosovars.

Pour les afghans, les routes de départ n’ont pourtant guère changé à travers l’Iran et la Turquie, en bus, camion, camionnette, à pied. La pression des passeurs n’a fait que croître jusqu’au moment où ils abandonnent au bord de la mer. Mortaza Jami s’est ainsi entendu dire : « C’est simple, dès que tu verras des lumières, c’est l’île de Mytilène ».

En Grèce, l’Union européenne veut aujourd’hui mettre en place un centre d’enregistrement, un « hot spot », au Pirée mais l’habitude dans le pays, c’est de réexpédier les demandeurs d’asile le plus vite possible. Mortaza a pu gagner ainsi directement l’Italie par la péninsule. L’Italie qui voulait le renvoyer à l’expéditeur. Parvenu sur le port de Venise, il échappe miraculeusement à la police en slalomant entre les conteneurs.

Afghans, syriens, kosovars, les demandeurs d’asile sont incommensurablement plus nombreux à vouloir rejoindre l’Allemagne que la France. Mortaza, ancien élève du lycée français de Kaboul, se dirige cependant vers notre pays. Le taux d’acceptation de l’asile est aussi beaucoup plus élevé en Allemagne. Pourtant Mortza Jami a obtenu le précieux sésame des autorités françaises. Il explique comment et pourquoi.

Les liens

Association Pierre Claver L'Association Pierre Claver propose aux demandeurs d'asile une école qui est un lieu de rencontre  et  d'étude durant le temps où ils attendent leur titre de séjour en France

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