Où l'on apprend que, sous la IIIe République, la musique n’est pas un divertissement qui serait entendu différemment selon qu’on serait pauvre ou riche, mais qu'elle est un bien commun, d’utilité publique.

Écouter ensemble est un exercice de santé collective. 

Écouter ensemble un répertoire qui juxtapose ce qu’il y a de meilleur dans les différentes traditions du pays est une manière d’enrichir le creuset républicain. 

Pas de semaine sous la Troisième République sans les cours de chant à l’école, tels que les a voulus Jules Ferry, et les chorales de quartier ou d’entreprise – il y en avait jusqu’au Bon Marché. Pas de dimanche sans un tour au kiosque du parc ou à la société de concerts de l’endroit. 

C’est en tout cas l’idéal affiché par l’État qui ne lésine pas sur les subventions pour le réaliser.

Evidemment, les airs entraînants des opérettes, les scies répétées des cafés-concerts, les rengaines des chanteurs de rue continuent leur chemin dans les têtes, mais le régime, déterminé et impavide, affiche sa vision : la musique n’est pas un divertissement qui serait entendu différemment selon qu’on serait pauvre ou riche : elle est un bien commun, d’utilité publique.

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Les invités
  • Jann PaslerMusicologue, professeur à l'Université de Californie à San Diego - UCSD
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