Renart avance souvent dissimulé. Dès qu’il se cache derrière une haie, la voici qui devient buisson buissonnant. Le Roman qu’ont composé en son nom trois générations d’auteurs, de part et d’autre de l’an 1200, est le produit de moult relectures, réécritures et innovations.

Enluminure du Roman de Renart conservé à la BN
Enluminure du Roman de Renart conservé à la BN © Getty / Photo Josse/Leemage

Renart avance souvent dissimulé. Dès qu’il se cache derrière une haie, la voici qui devient buisson buissonnant. Le Roman qu’ont composé en son nom trois générations d’auteurs, de part et d’autre de l’an 1200, est le produit de moult relectures, réécritures et innovations.

Aux écoliers, on tente – ou on tentait- de proposer une version standard qui édulcore parfois le texte mais ne l’empêche pas de déborder d’un peu partout. Les érudits tentent d’en faire l’exploration en y distinguant des branches, I, II, XVII, XVIII et puis Ia, Ib etc… Mais sur chaque branche poussent des surgeons, en bien des langues. Quand ce ne sont pas des adaptations. Walt Disney, dès les années 30, en méditait une qui a fini par se croiser avec l’histoire de Robin des Bois. 

Et Goscinny et Uderzo songeaient à se servir du Roman de Renart avant de finir par aller vers la Gaule. Surprenant Moyen Age.

Programmation musicale : "Le Carnaval des animaux" de Camille Saint-Saëns

Aller plus loin

Pendant l'été 2014, Michel Zinc proposait sur les ondes de France Inter une chronique passionnante de cinq minutes, Bienvenue au Moyen-Âge, dans lesquelles il revenait sur les grands textes du Moyen-Âge... Premier épisode de la série à découvrir ici >>

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