La relation intime qui unit l’individu et la terre, une fois qu’elle est exprimée en termes politiques et sociaux, impose pourtant de poser des actes. Ce n’est pas que nous vivions la fin du monde ; nous sommes dans la fin d’un monde.

La Vallée de Yosemite d'après une peinture de Thomas Hill - 1870
La Vallée de Yosemite d'après une peinture de Thomas Hill - 1870 © Getty / Fine Art

Série : "Valérie Chansigaud et l’immense toile de la nature"

« Ouvrez les yeux ». Les années passant, le début du discours impromptu que Jacques Chirac tint en 2002 à Johannesburg revient tel un mantra. Un peu, toutes proportions gardées, comme le fameux « Faisons un rêve » de Martin Luther King.

Mais dans les deux cas, les recommandations politiques qui suivent la formule devenue slogan, sont oubliées. Chirac président s’est-il seulement souvenu lui-même des avertissements qu’il avait lancé : l’urgence de faire reculer la pauvreté et de corriger les trajectoires de la production et de la consommation.

L’environnement, ce sont des solidarités qui interfèrent mais aussi des égoïsmes qui verrouillent. Et le rapport de forces entre les solidarités et les égoïsmes amène ainsi nos présidents de la République, les uns après les autres, à se dire dans leur for intérieure et parfois à dire à l’extérieur : « Ces questions d’environnement, ça commence à bien faire. »

La relation intime qui unit l’individu et la terre, une fois qu’elle est exprimée en termes politiques et sociaux, impose pourtant de poser des actes. Ce n’est pas que nous vivions la fin du monde ; nous sommes dans la fin d’un monde. Et la question de la fin du mois, des gens modestes doit être posée dans ce cadre.

Ou plutôt il faut partir des préoccupations nées dans la société pour mener le combat politique de l’écologie. C’est ainsi que l’homme deviendra la conscience politique de la terre. 

Le site personnel de Valérie Chansigaud

Programmation musicale : Crass "Punk is dead" (1978)

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