L’exposition du Louvre de cette année renouvelle le précédent de 1966...

Couple regardant le tableau "La laitière" de Johannes Vermeer, oeuvre réalisée autour de 1658, 21 décembre 2012 à Amsterdam
Couple regardant le tableau "La laitière" de Johannes Vermeer, oeuvre réalisée autour de 1658, 21 décembre 2012 à Amsterdam © AFP / Alexander Klein

L’exposition du Louvre de cette année renouvelle le précédent de 1966. Aujourd’hui, le public n’est plus invité à faire la queue sur la terrasse des Tuileries devant l’Orangerie mais sous la pyramide ; néanmoins le principe de la proposition est un peu le même : une douzaine de tableaux de Vermeer, soit le tiers de sa production connue, sont confrontés à une soixantaine d’œuvres de ses contemporains.

Nous voilà projetés à la mi- XVIIème aux Pays-Bas dans le milieu des maîtres de la peinture de genre. Milieu somme toute homogène avec ses modes de formation bien déterminés, ses codes de représentation, ses thèmes de prédilection soumis à toutes sortes de variations dont Vermeer sait jouer comme des cordes d’un instrument.

Et comme chaque fois que le regard passe de Vermeer aux autres, naît le sentiment d’une différence, d’un écart. De son vivant, dès ses trente ans, Vermeer s’était employé à le creuser. Il avait choisi de travailler dans la lenteur - les techniques modernes de la radiographie attestent de multiples repentirs sur ses toiles. Et pour se garder le temps de penser ce qu’il faisait, il était parvenu à vendre plus cher, en faisant savoir qu’il était rare.

Mais sa méthode de différenciation n’était pas faite que de techniques. En témoigne un tableau qu’on appelle par habitude L’atelier du peintre et qui est en fait un Art de peinture. Vermeer s’y est représenté de dos, il est vêtu d’un habit hors d’âge, le modèle qui se tient en face de lui est couronné de laurier; derrière lui, une carte où le peintre a inscrit sa signature dans une position centrale pour les lignes de convergence du tableau. Ce peintre-là avait une ambition simple : entrer dans la postérité.

Pour aller + loin

► Exposition "Vermeer et les maîtres de la peinture de genre" du 22 Février 2017 au 22 Mai 2017
► Site sur Vermeer
Vermeer, du musée au réfrigérateur
Van Gogh, Proust, Dali, ces artistes qui admiraient Vermeer

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Le lundi 6 mars, La Marche de l'histoire ouvre la séance, pour de nouveaux enregistrements en public par les Comédiens-Français, de grands débats parlementaires.

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